37ᵉ édition
18-26 janvier 2025

Sand und Blut

Matthias Krepp, Angelika Spangel

Image Sand und Blut
Autriche
2017 1h30
Sand und Blut passe en revue l'histoire récente en Irak et en Syrie, du point de vue de ceux qui ont émigré en Europe ces dernières années. Qu'il s'agisse de l'appropriation de leur village par les troupes du régime syrien, des crimes perpétrés par les divers groupes rebelles ou de la destruction de leur maison, les réfugiés de guerre peuvent le suivre en temps réel grâce aux vidéos sur internet. Sand und Blut se compose exclusivement de ces vidéos filmées par des activistes, des combattants et des civiles. Les protagonistes commentent les images et font souvent part de leurs expériences.
Né en 1987, Matthias Krepp est un réalisateur autrichien. Il étudie la littérature comparée et l'histoire. En 2012, il intègre la classe de réalisation de Michael Haneke à l'Académie du Film à Vienne. Pendant ses études, il dirige plusieurs courts métrages en collaboration avec Angelika Spangel et Magdalena Gruber. Sand und Blut est son premier long métrage documentaire.
Née en 1987 en Autriche, Angelika Spangel a terminé en 2012 des études en sciences de l'éducation à l'université de Vienne. Depuis 2013, elle se forme en technique de l'image et réalisation à l'Académie du Film à Vienne. Elle travaille sur plusieurs courts métrages avec Matthias Krepp et Magdalena Gruber.

« Mes recherches ont fortement déteint sur l'esthétique générale du film. Les nouvelles technologies qui permettent d'enregistrer plus facilement des vidéos et leur diffusion sur les réseaux sociaux a permis aux réfugiés de suivre en temps réel les opérations et les crimes perpétrés, que ce soit pour la reconquête de leur village par l'armée syrienne, les rebelles, les opposants pacifiques ou l'État Islamique. Les gens que l'on a rencontré ont commencé à nourrir leur propos, leur point de vue et leurs histoires, de vidéos ou de photos. Cela nous semblait naturel d'intégrer cet aspect dans le film. Ainsi, cette approche formelle a ouvert une nouvelle perspective, a permis de penser à nouveaux frais cet épineux sujet et invite le public à prendre du recul, à réfléchir et à se poser des questions. Cette approche aide à dépasser les gros titres de la presse et l'immédiate actualité politique. J'ai toujours été attiré par des films ou des œuvres littéraires qui m'ont ému émotionnellement et intellectuellement. Les films qui, de façon factice, tentent de m'émouvoir ou de diriger mon émotion dans une direction ou une autre, ne prennent pas sur moi. C'est pour cela que je n'ai jamais souhaité réaliser un film didactique qui imposerait un message au public (…). Je considère davantage
Sand und Blut comme une peinture ou un poème plutôt qu'un film politique.»