| Synopsis |
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Dans son petit village de montagne Kirghize,
Azate grandit, insouciant. Il passe ses journées à jouer avec
les autres enfants du village, à se rouler dans la boue avant de
déloger les abeilles de la ruche, puis à courir en riant avant
de plonger dans la marre et compter les piqûres …
Tandis que ses parents s'affairent à surveiller les troupeaux, traire
les vaches, tamiser le blé, lui ne rêve qu'au regard profond
d'Aïnoura et aux promesses de son sourire. La vie du village est rythmée
par le travail – et les séances de cinéma ambulant en
plein air. Dans la pénombre, Azate se faufile près d'Aïnoura,
captivée par la grâce de la danseuse indienne qui danse sur
le mur… Azate s'achemine paisiblement vers l'adolescence, jusqu'au
jour où sa vis va basculer. Son ami Tekine, vexé par une
bagarre perdue et jaloux de sa complicité avec Aïnoura, lui
lance comme un injure Beskempir ! |
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Avant propos : L'adoption est une tradition ancestrale au Kirghizstan.
Au cours d'une cérémonie rituelle, un bébé issu
d'une famille nombreuse est "offert" par ses parents d'origine
à un couple stérile. Cinq vieilles femmes, assises côte
à côte, préparent délicatement un berceau. Un
mère leur tend le bébé, nu. Les cinq vieilles femmes
se passent le bébé de l'une à l'autre, sous leurs genoux.
Elles prient pour qu'il soit protégé du mauvais œil et
qu'il parvienne à faire le bonheur de ses futurs parents.
Selon la tradition, elles nommeront l'enfant "Beskempir" qui signifie
: cinq vieilles.
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| A propos |
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" C'est dans ma propre biographie
que j'ai puisé l'histoire... "
Mon expérience personnelle des souffrances endurées a toujours
servi de source à mon activité artistique. Le film Le
fils adoptif n'échappant pas à la règle,
c'est dans ma propre biographie que j'ai puisé l'histoire.
C'est un film-confession dans la mesure où l'âme conserve avec
acuité les sensations de l'enfance. Le temps est fugitif et ce n'est
qu'en se retournant que l'on prend conscience de ses gestes, de ses actes,
de ses émotions.
C'est comme si je revivais ma vie sur l'écran.
Mon fils est une partie de moi-même, la partie que je ressens le mieux.
Le savoir - on peut parler d'unité génétique, d'infrangible
lien - me permet à travers lui, l'interprète du rôle
principal, de plonger au plus profond de l'âme pour en rendre ses
mouvements.
Lorsque j'étais enfant, j'avais une balle de caoutchouc dont les
deux hémisphères, l'un rouge, l'autre bleu, étaient
séparés par une ligne de couleur jaune. Un jour où
elle avait roulé sous mon lit, je me suis blessé au cou en
essayant de l'attraper. La coupure s'est transformée en plaie ouverte
et m'a causé une douleur ineffaçable. Toute cette histoire,
oubliée depuis longtemps, est une action en noir et blanc. Mais la
balle, cet objet qui m'a tant fait souffrir, est restée en couleur
dans ma mémoire. C'est suivant le principe de cette sensation qu'est
construite la dramaturgie de la couleur.
Le film lui-même est construit suivant le principe de la couverture
en patchwork. Chaque morceau d'étoffe est un souvenir d'une personne
décédée (chez les kirghizes, lorsqu'une personne meurt,
les morceaux du patchwork sont distribués). La couverture en patchwork
représente la mémoire, la mémoire généalogique.
Ce film tente de tisser des souvenirs d'enfance imagés comme le sentiment
même de la réalité de l'esprit. Aktan Abdykalykov
Bichkek, le 16 décembre 1998 |
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| Photos de tournage |
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commentaires de Guy Fillion |
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| Aktan Abdykalykov en gros plan : La solitude et les doutes du metteur en scène au moment du tournage. |
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| Les vieilles femmes en noir et blanc : On sait qu'Aktan Abdykalykov a tourné de nombreuses scènes en couleur et qu'elles sont en noir et blanc dans le film, pour des raisons de rythme entre autres. Peut-être cette photo traduit-elle cette démarche ? |
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| Les cinq vieilles femmes, la mère, le berceau : La préparation d'un plan de la mère avec le berceau : les cinq vieilles femmes sont en place, la caméra aussi (posée par terre, pas de rails de travelling). Abdykalykov explique ses gestes à la mère qui va prendre place au centre. |
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| Les cinq femmes en plongée de dos : La trace d'un travelling (les rails en haut). |
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| La caméra, le réflecteur, les gamins dans la boue : Un tournage qui ne semble pas avoir disposé d'un gros budget. |
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| Le gamin dans l'eau boueuse : Un jeune acteur un peu insécurisé sur un tournage. |
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| Les enfants et l'équipe : Une équipe technique discrète dans un coin, les acteurs ont presque l'air en liberté. |
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| Les deux enfants au bord de la mare : Sur un tournage avec des enfants qui jouent, où s'arrête le jeu ? |
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| Aktan verse de la boue sur Mirlan : Préparation psychologique à l'immersion dans la boue ou maquillage grossier ? |
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| Le metteur en scène dans le cadre de la vitre : Dans le film les relations père/fils passent souvent par un cadrage particulier sur un miroir, une vitre. Ici le père metteur en scène prépare un de ces plans avec son fils/acteur. |
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| Le père et le fils près du pied de la caméra : Même regard, même sourire...même coiffure traditionnelle. |
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| La caméra, Aktan, les enfants, la maison : Une pose qui résume le film : la technique, l'auteur, le héros, les enfants et la maison. |
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| Mirlan devant le mur : La concentration du jeune comédien. |
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| La femme aux sangsues : La préparation d'un plan c'est aussi un dialogue. |
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| Liens |
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| CRAC de Valence |
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Le CRAC propose sur son site Internet des documents et dossiers de films des dispositifs nationaux d'éducation à l'image. A consulter une fiche complète comprenant : Synopsis, Générique, Rôles, Mise en scène, Pistes de travail, Autour du film, Outils, A consulter ... |
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Cinéma Le France
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Le cinéma Le France à Saint Etienne, propose de nombreuses fiches films, notamment des films des dispositifs d'éducation à l'image. Voici un lien vers la fiche PDF du Fils adoptif. |
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| www.artelio.org |
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Point de vue sur Artelio, un article de Corinne Cherifi - enseignante, inscrite à Lycéens au cinéma en Pays de la Loire. |
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