| Titre original : | Zendegi edamé darad |
| Scénario : | Abbas Kiarostami |
| Image : | Homayun Paevar |
| Montage : | Changiz Sayad, Abbas Kiarostami |
| Musique : | Concerto pour deux cors de Vivaldi |
| Interprétation : | le père : Farhad Kheradmand - l'enfant : Puya Paevar - et les habitants de Roudbar et de Rostamabad |
| Production : | Ali Reza Zarin (Institut pour le Développement des Enfants et des Jeunes Adultes) |
| Distribution : | Les Grands Films Classiques sortie à Paris le 21 octobre 1992 |
| Synopsis : | Un cinéaste et son fils de douze ans, Puya, traversent en voiture le nord de l'Iran, dévasté par le tremblement de terre de juin 1990. Ils sont à la recherche de deux garçons qui étaient les personnages principaux de Où est la maison de mon ami ?, un film tourné trois ans auparavant. Puya pose des questions à propos de tout ce qu'il voit. L'homme est tendu. Il se sert parfois d'une affiche du film que tout le monde a vu pour reprendre espoir et continuer la recherche. La voiture tente de rejoindre les villageois de Pochté et Koker où habitaient les enfants. Elle suit d'abord la route principale qui s'avère bloquée par un embouteillage, ce qui les oblige à emprunter une petite route à flanc de colline. Plus loin, elle doit faire demi-tour à cause d'une énorme crevasse. Le trajet bifurque, il faut effectuer des détours au milieu des décombres. On découvre dans les collines des restes de villages et l'acharnement patient de ceux qui reconstruisent. Le père et son fils accompagnent un vieil homme qui, lui aussi, a joué dans Où est la maison de mon ami ? Arrivés à son village, ils font une halte. Dans le deuxième village de tentes, on répare l'antenne de télévision. Puya demande d'y passer la soirée afin de regarder le match de foot qui intéresse tous les réfugiés. Le père repart vers le sommet de la montagne. La voiture reprend la route, avec le souvenir de tous ces gens croisés en chemin, qui veulent que la vie soit la plus forte jour après jour. |
| A propos du film: | À la sortie de Et la vie continue en 1992, cela ne fait que trois ans que Abbas Kiarostami, qui pourtant est loin d'en être à ses débuts, a fait sa percée en Europe, avec Où est la maison de mon ami ? , sorti en Iran en 1987 mais découvert au Festival de Locarno seulement deux ans après. Le cinéaste iranien entretient depuis lors une relation privilégiée avec la France : d'une part la critique renouvelle ses éloges à chacune de ses livraisons ; d'autre part, le producteur français Marin Karmitz a produit ses derniers films. Et la vie continue fait partie d'une trilogie (qui ne requiert nullement d'être vue dans l'ordre, chaque film restant parfaitement indépendant) dont il occupe la place médiane, après Où est la maison de mon ami ? et avant Au travers des oliviers (1994). Le film évoque de loin le néoréalisme dans sa manière de remettre en question la frontière entre fiction et documentaire. En procédant à une reconstitution, le cinéaste renonce à rendre compte d'une réalité et préfère, par le biais de la fiction, montrer une vérité. Ainsi, d'un film à l'autre, des personnes réelles deviennent des personnages de fiction, mais en quelque sorte " plus vrais que nature ". Le paysage, témoin le plus authentique de la violence bien réelle du tremblement de terre de juin 1990 rejoint à son tour par endroits la fiction tant il devient " abstrait " à l'image. Mais il s'agit ici d'une fiction pour ainsi dire " sans histoire " qui feint, en sens inverse, de nous montrer les choses dans toute leur " transparence ". |
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Source Dossier Et
la vie continue BIFI Auteur du dossier : Michèle Humbert |